Ressources humaines

Cadres : seuls les plus résistants progressent

L'ouvrage de Denis Monneuse a reçu le Stylo d'or 2014.
Denis Monneuse : "Les cadres se sentent les grands oubliés de l’entreprise."
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Depuis 10 ans, Denis Monneuse, sociologue, observe le monde du travail. « Le silence des cadres : enquête sur un malaise », aux éditions Vuibert, publié en mars 2014, est le bilan de ses observations et de ses recommandations.

 

 

 

Mardi 18 novembre 2014, l'ouvrage a reçu le Stylo d'or décerné par l'ANDRH (Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines).

 

 

A qui s'adresse l'ouvrage ?

 

 

L’ouvrage s’adresse en premier lieu aux dirigeants et aux responsables RH afin de mieux comprendre les aspirations et les frustrations des cadres aujourd’hui. Il intéressera également les cadres qui pourront se reconnaître dans les témoignages recueillis et qui verront comment se positionnent leurs pairs. Enfin, l’ouvrage est aussi destiné aux chercheurs et aux étudiants en sociologie ou en RH qui travaillent sur les cadres et, plus largement, sur le rapport au travail des Français.

 

 

Qu'est-ce qui a motivé l'écriture de ce livre ? Quelles questions soulève-t-il ?

 

 

Ce qui m’a poussé à écrire ce livre, ce sont deux rencontres dans le cadre de missions de conseil. Tout d’abord un directeur général adjoint extrêmement critique à l’égard de son entreprise et qui se sentait lui-même loin du pouvoir ; ensuite, un entretien collectif avec des managers de proximité qui étaient encore plus critiques sur leurs conditions de travail que les tracts de Sud dans leur entreprise. Le « malaise des cadres » est-il un mythe ou une réalité ? Comment se manifeste-t-il ? Les cadres ont-ils d’autre choix que la démission ou le silence de façade ? Sont-ils encore loyaux ? Leur santé est-elle en danger ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles répond l’ouvrage.

 

 

Quel est votre message fort à retenir ?

 

 

Les cadres se sentent les grands oubliés de l’entreprise. Par exemple, ils sont parfois contre un accord sur la qualité de vie au travail parce qu’il leur donne des responsabilités supplémentaires tout en ayant l’impression que l’entreprise ne s’intéresse qu’à la qualité de vie au travail des non-cadres. Les entreprises ont tendance à adopter une posture darwinienne : seuls les plus résistants progressent dans la hiérarchie. Mais cette stratégie a des limites. Selon le principe managers first, employees second, il faudrait au contraire chouchouter les managers, créer plus d’espaces de paroles entre eux et valoriser l’entraide.

 

 

Denis Monneuse est chercheur associé à l'IAE de Paris et directeur du cabinet de conseil "Poil à Gratter"

 

 

Se procurer l'ouvrage 

Ecrit par Christel Christel le 22/04/2014
Mots-clefs : Denis Monneuse sociologue, le monde du travail. « Le silence des cadres: enquête sur un malaise », malaise des cadres, risques psychosociaux, Stylo d'or 2014 ANDRH
Métiers associés : Sociologue d'entreprise
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