Ressources humaines

Travail : la crise est finie...

Par Pascal Bouchard, fondateur de ToutEduc.
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Depuis 40 ans au moins, les politiques travaillent à la fin du chômage de masse, qui ne cesse d'augmenter, même si parfois la courbe s'infléchit... Il serait temps de prendre le contre-pied d'une logique vouée à l'échec. Nous ne sommes pas en crise, le chômage de masse est l'état normal d'une société en paix. Nous l'avons oublié. Le XIXème siècle a commencé par réquisitionner tous les hommes disponibles avant de les noyer dans la Bérézina, la génération suivante a dû travailler pour deux. Puis est venue la révolution industrielle, avec déjà un surplus de main d'œuvre que les ateliers nationaux ne suffisaient pas à résorber, avant que deux guerres mondiales ne déciment les forces productives et les outils de production. Leur reconstitution a demandé trois décennies et l'importation de jeunes hommes d'outre-Méditerranée. C'était une situation de crise. Nous en sommes durablement sortis, et il conviendrait de s'en réjouir si nous avions pris le soin, et le temps, de repenser notre relation au travail.

 

 

La question se pose depuis les Magdaléniens au moins. Aucune tribu, aucune clan ne peut survivre sans avoir au moins autant de bras qu'il en faut pour chasser, cueillir, mais aussi protéger les stocks, les réserves constituées pour les mauvais jours. Et dans l'idéal, elle en a plus qu'il n'en faut, ce qui laisse le loisir de peindre les murs. A Rome, la plèbe vit de l'équivalent des assedic, le panier de pain que leur distribuent les patriciens quand ils ne leur offrent pas des jeux. Au Moyen-âge, et jusqu'à la Révolution, les puînés vont dans les couvents. Certains produisent des richesses, copient des manuscrits, mais beaucoup prient, ce qui est sans doute très utile à leurs contemporains, mais ne contribue pas à l'accroissement du PIB... D'autres, parmi les bras surnuméraires vont à la Cour des miracles, là où les aveugles retrouvent la vue le soir après que leur handicap a ému le bourgeois. Et beaucoup d'autres vont dans la forêt, ils détroussent ceux qui s'y risquent, une forme de redistribution que Robin Hood a théorisée.


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