Ressources humaines

Le magicien de l’Humain

Par Marianne et Emmanuelle, The Boson Project.
"Agents de joueurs ? Super médiateurs ? Rock stars ? Co-CEOs ? Quelles missions et quels profils pour ces super héros humbles et discrets des temps modernes ?"

 

 

 

Dans notre monde où plus que jamais, pour être beau et rayonner à l’extérieur, il faut être beau à l’intérieur, où plus que jamais l’engagement des collaborateurs est la condition sine qua non de la pérennité des entreprises, où plus que jamais des aspirations de sens, d’accompagnement, de rêves sont exprimées à tous les échelons, les Ressources Humaines évoluent d’une fonction support à un rôle de partenaire vital.
Et pourtant, malgré les mutations en cours, malgré les évidences, la fonction RH n’est (toujours) pas sur le devant de la scène. Cette enquête, Le Magicien de l’Humain, c’est un cri du cœur, celui de revaloriser cette mission RH plus que jamais indispensable ; et une ambition commune, portée par The Boson Project et SAP/SuccessFactors, pour dessiner les contours du DRH de demain, celui, celle ou ceux en capacité de relever les défis à venir.

 

 

Agents de joueurs ? Super médiateurs ? Rock stars ? Co-CEOs ? Quelles missions et quels profils pour ces super héros humbles et discrets des temps modernes ? 10 grands spécialistes des Ressources Humaines et 1 300 Français RH, DRH ou amis des RH ont tenté de décrypter ce que devra nécessairement être le DRH de demain et d’analyser les (r)évolutions pour la fonction RH dans les années à venir.

 

 

Des fondamentaux réaffirmés pour une place dans l’entreprise revalorisée…

 


Pour 73% des répondants, les RH sont insuffisamment valorisées au vu de l’importance de la fonction. Un manque de valorisation dont souffre la fonction au quotidien et au niveau de son image auprès de l’ensemble des collaborateurs. Les répondants estiment en majorité que celle-ci s’est trop éloignée de son cœur : l’Humain - seuls 11 % des répondants voient le DRH comme la personne au service des collaborateurs – et appellent à le remettre ai cœur de la fonction RH.
Conséquence : assumer qu’elle est en charge de la première richesse de l’entreprise implique d’assumer qu’elle est absolument stratégique. Il s’agit de donner aux RH plus de pouvoir (pour 42 % des répondants) et de temps (pour 33 %) à consacrer à leur véritable mission.
75% des répondants au questionnaire estiment que le DRH doit contribuer à la vision stratégique de l’entreprise, et ne doit pas se contenter de la déployer. De fait, les plus grandes armes du DRH pour nos répondants sont ses capacités d’anticipation pour 68 % et d’écoute pour 66 %... et ce avant même son aura (34 %) et sa générosité (31%).

 

 

 

Le DRH face au défi de l’obsolescence des compétences. Vers une entreprise diplomante ?

 

 


Nous avons demandé aux répondants de se projeter dans l’avenir pour mettre en lumière les plus grands défis de la fonction RH. Trois enjeux de taille ont ainsi émergé : l’engagement des collaborateurs ; la transformation digitale ; et la diversité des compétences, des profils, des talents. Zoom sur le challenge majeur de l’obsolescence des compétences.
Ce nouveau monde annonce l’inéluctable transition du statut (diplôme) à la compétence (savoir), puis de la compétence au potentiel (capacité). Cette transition majeure et lourde remet en cause la définition même de « talent ». Ce à quoi nous assistons n’est rien d’autre que la mort assurée et programmée du « talent » à vie, identifié et décrété via le sceau d’une école. Nous définissons aujourd’hui communément le talent comme une disposition donnée, une capacité physique ou intellectuelle, naturelle ou acquise, pour réussir en société et dans une activité donnée. Cette conception recouvre une dimension très statutaire du talent, considéré comme donnée, innée ou acquise une fois pour toute via l’apprentissage de connaissances, et dont le diplôme certifie leur acquisition définitive. Aujourd’hui et au contraire, le talent devient caméléon, reconnu à sa faculté de mutation, d’apprentissage tout au long de la vie. Talent un jour mais pas talent toujours : le meilleur développeur du monde qui se repose sur sa maîtrise d’une technologie donnée ne peut survivre professionnellement qu’une année et demi.

 

 

Demain nous serons tous des développeurs. Demain les cartes du jeu seront rebattues, car cette faculté à apprendre, comprendre, se réinventer, rebondir constituera le nouvel or noir des entreprises. Mais où sont les réserves de caméléons ? Comment les former ? Comment les attirer, les retenir ? Le DRH sera au coeur de cette mission, garant qu’il est et devra rester du recrutement, de la réalisation et de la pérennisation de ces potentiels dans l’entreprise. A l’aune de cette nouvelle donne, tout est à repenser : marque employeur, recrutement, intégration et gestion des carrières. Vaste chantier.

 

 

Marianne Urmès, responsable des enquêtes chez The Boson Project
Emmanuelle Duez, fondatrice de The Boson Project

 


The Boson Project
The Boson Project est une startup composée d’entrepreneurs engagés à faire bouger les lignes dans les entreprises en mettant les collaborateurs au cœur des processus de transformation.

 

Ecrit par Marianne Urmès, responsable des enquêtes chez The Boson Project, et Emmanuelle Duez, fondatrice de The Boson Project le 05/07/2016
Mots-clefs : Marianne Urmès, Emmanuelle Duez, The Boson Project, DRH de demain
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