Ressources humaines

#Attentats- Organiser la résilience dans l'entreprise

Par Jean-Christian Wilmes, sophrologue et thérapeute.
Jean-Christian Wilmes : "Notre société est devenue anxiopathogène : aux peurs économiques s’ajoutent maintenant la peur de l’attentat à tout coin de rue." :
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Mieux comprendre, mieux apprendre pour évoluer et agir sainement.




Notre société est devenue anxiopathogène : aux peurs économiques s’ajoutent maintenant la peur de l’attentat à tout coin de rue. Dans nos consciences, cela crée des désordres corporels (sommeil atteint, addictions, symptômes, allergies etc…). Quelles que soient les approches pédagogiques, thérapeutiques, elles ont à résoudre un problème fondamental qui touche les structures profondes de notre société toute entière. Les groupements humains, issus des sphères privées, économiques ou politiques, se fédèrent souvent autour de l’urgence. Mais qu’en est-il de l’anticipation ? Nous savons que la vitesse est l’ennemie d’un travail de fond. « Vite » est incompatible avec « bien » sauf dans des réflexes appris et conditionnés (policiers du RAID, pilotes de F1, pompiers, médecins urgentistes…).

 

 


Des réactions biologiques

 

 

Les attentats ont créé chez nous un effet de symbiose : solidarité nationale et internationale. Celui-ci est durable dans nos entreprises à condition de traiter son inverse : la dysbiose. A l’origine, ce terme scientifique est employé pour le micro biote intestinal. Oui ces évènements nous font « mal au ventre » nous « prennent aux tripes ». La dysbiose entraine chez l’être humain une dysimmunité, baisse des défenses immunitaires qui favorise fréquemment une dépression. A ce stade, et pour bien comprendre à quel point il existe un corollaire entre notre biologie et nos comportements, voici un court extrait scientifique de ce qui se passe dans nos intestins en cas de dysbiose : «L’atteinte de la muqueuse enclenchera une baisse de l’immunité et une malabsorption qui favorisera l’expansion des virus. Ce cercle vicieux infectieux, amplifié par le stress et les carences nutritionnelles, accroit la survenue d’autres infections. Le virus prépare le terrain, la bactérie profite des dégâts. Elle consomme les sucres laissés disponibles par la malabsorption, produit des graisses et encombre le foie, baisse l’immunité en générant une inflammation chronique, signal d’alerte de l’organisme qui tente de se défendre, et… favorise la réinfestation virale et la fragilité immunitaire. »

 

 


Importance de canaliser la peur

 

 


La « malabsorbsion psychologique et relationnelle » c’est une appropriation pathologique des peurs. Face aux diverses violences qui impactent durablement nos trois structures fondamentales, corps, mental et relationnel nous intégrons et restituons contre nous ou contre autrui. Le virus extrêmement contagieux c’est la colère, la haine. Il se répand et infecte nos consciences tout en touchant chacune de nos cellules corporelles par le stress qu’il génère, entretien et favorise. L’inflammation chronique, nous la connaissons depuis des années. Elle s’appelle crise économique et sociétale. Crise économique, de la légitimité des patrons, de l’autorité. Crise de l’éducation, de la santé, de la justice et même des médias que notre jeunesse fuie pour se réfugier sur internet. Le virus prépare le terrain, la bactérie profite des dégâts pour se développer. Elle crée les pervers narcissiques, les toxiques, carriéristes qui entrent discrètement au regard de compétences professionnelles et qui infectent nos entreprises avec des dégâts collatéraux. Certes, ils ne portent pas de ceintures de bombes mais les leurs sont plus discrètes, plus cachées sous des apparences politiquement correctes.

Ici peut-être est-il nécessaire de parler « d’attentats internes » dans nos entreprises. Pour rétablir l’équilibre en chacun de nous, femmes et hommes de bonne volonté qui sommes les plus nombreux, notre mobilisation pourrait être productive si nous savons adopter une réelle volonté de travailler le fond de ces violences. Patrons d’entreprises qui suent sang et eau au service de notre pays pour créer et soutenir notre économie et l’emploi. La proposition est d’entrer réellement en résilience.

Entrer en résilience (La résilience désigne la capacité pour un corps, un organisme; une organisation ou un système quelconque à retrouver ses propriétés initiales après une altération) il nous est donc nécessaire de d’identifier réellement quels sont les virus personnels des salariés qui attaquent nos équilibres fondamentaux, ceux des autres et de mettre en face des moyens appropriés qui traitent le fond pour revenir à nos équilibres initiaux de naissance. Sortir du désenchantement, retrouver nos capacités d’espérer, de croire et de construire une entreprise, un avenir, un pays meilleur n’est pas un rêve utopique. C’est une réalité tapie en chacun de nous.

 

 

Concrètement

 

 

Pour traiter pragmatiquement ces phénomènes il existe des solutions opérationnelles issues de la recherche qui ont été testées en entreprise avec des résultats durables. Ces solutions sont de trois ordres :
Diagnostic personnalisé, application de correctifs individuels et collectifs, mise en place d’une gouvernance adaptée pour des effets à long terme.
La lecture de la suite de cet article dans l’espace JobSféric PRO vous offrira plus de détails sur ces expériences et leurs résultats en entreprise.

Patrons, DRH, syndicats professionnels, nous avons tous les cartes en main pour aider à l’amélioration de la santé et du bien-être au travail avec des objectifs opérationnels mesurables. Plus la terre est bonne, le soleil et l’eau présent en équilibre et plus l’arbre donne des fruits succulents…

 

Jean-Christian Wilmes, hybride entrepreneur et scientifique voue sa vie à l’équilibre de ses contemporains. Créateur et chef d’entreprises, fondateur de Valoriance® (www.valoriance.fr) et créateur de Sophrosurleau®. Sophrologue et thérapeute, il participe activement depuis plus de 20 ans à la réussite des cadres et dirigeants à partir d’une approche scientifique pour réussir sans nuire.

Ecrit par Jean-Christian Wilmes le 19/11/2015
Mots-clefs : Attentats, résilience collective, risques psychosociaux, RSE, reponsabilité sociale
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